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Un projet de communication ?

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Alors que les attentes clients oscillent entre authenticité, technologie et responsabilité, les marques doivent repenser leurs supports pour rester compétitives.

Vous exploitez un réseau d’enseignes. À la fin de chaque année, la même question revient : combien vais-je payer de TLPE cette fois ? À qui, sur quels dispositifs, à quelle date, et surtout, suis-je encore en conformité ? Depuis 2024, la réponse a changé sur plusieurs points fondamentaux. Le nom d’abord : la TLPE s’appelle désormais TPE, elle est codifiée dans un nouveau code. Le circuit ensuite : ce n’est plus le préfet mais le maire qui traite votre déclaration. Les tarifs sont réévalués tous les ans, deux nouveaux décrets sont venus resserrer les règles sur les surfaces et l’extinction nocturne, et les sanctions ont été forfaitisées. Ce guide fait le point à jour, sans jargon inutile, avec les références officielles à chaque affirmation.

Il s’adresse aux directions communication, responsables travaux et responsables de réseau qui pilotent plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines, de points de vente.

TPE ou TLPE : de quoi parle-t-on ?

La Taxe sur la Publicité Extérieure (TPE) est une taxe facultative que les communes et les intercommunalités peuvent choisir d’instituer. Créée par l’article 171 de la loi du 4 août 2008, elle s’est longtemps appelée TLPE (Taxe Locale sur la Publicité Extérieure). Depuis le 1er janvier 2024, ses dispositions fiscales sont intégrées aux articles L. 454-39 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (CIBS). Les dispositions non fiscales demeurent aux articles L. 2333-6 et suivants du Code général des collectivités territoriales.

Le terme TLPE reste employé dans le langage courant, mais les textes juridiques et les nouveaux arrêtés emploient TPE. Cette taxe s’applique à trois catégories de dispositifs :

  • Les enseignes (inscriptions ou images apposées sur l’immeuble où s’exerce l’activité),
  • Les pré-enseignes (indiquant la proximité d’un point de vente),
  • Les publicités hors enseigne (panneaux publicitaires classiques).

Qui est réellement concerné ?

La TPE concerne toutes les entreprises qui exploitent des dispositifs publicitaires fixes visibles depuis la voie publique. Autant dire la quasi-totalité des commerces, restaurants, concessions, agences bancaires, franchises et enseignes de la grande distribution.

Trois précisions importantes.

  • L’assujettissement dépend de la commune : si votre point de vente est situé dans une commune qui n’a pas instauré la TPE, vous ne payez pas. Vérifiez au cas par cas, environ 2 300 collectivités la perçoivent en 2023 selon la Banque des Territoires.
  • Chaque commune peut prévoir des exonérations, souvent pour les petits commerces (enseignes de moins de 7 m² non scellées au sol).
  • C’est l’exploitant du dispositif, donc le commerçant, la franchise ou le siège d’un réseau, qui est redevable, pas le propriétaire du mur ou du terrain.

Comment est calculée la TPE ?

Trois paramètres :

  • La nature du dispositif, enseigne, pré-enseigne, publicité fixe non numérique, publicité numérique. Les publicités numériques sont taxées plus lourdement.
  • La surface cumulée du support publicitaire. La surface unitaire s’apprécie sur le dispositif tout entier, encadrement compris, conformément à la jurisprudence Oxial du Conseil d’État.
  • Le nombre d’habitants de la commune (ou de l’unité urbaine). Les grandes villes appliquent des tarifs plus élevés que les petites communes.

Chaque commune peut appliquer une modulation à la baisse. Les tarifs 2027 ont été fixés par l’arrêté du 9 mars 2026, publié au Journal officiel du 18 mars 2026 (texte n°17), après indexation sur l’inflation de l’année N-2 en application de l’article L. 454-58 du CIBS.

Décentralisation 2024 : le maire est désormais compétent

Voici le changement structurel le plus important. Depuis le 1er janvier 2024, en application de l’article 17 de la loi Climat & Résilience (loi n° 2021-1104 du 22 août 2021), la police de la publicité est décentralisée. Concrètement : le préfet n’est plus compétent, sauf exceptions résiduelles. C’est désormais le maire qui reçoit les déclarations préalables, instruit les demandes d’autorisation et exerce le contrôle sur son territoire, que sa commune soit ou non couverte par un Règlement local de publicité (RLP).

Un guichet unique est mis en place en mairie, avec possibilité de saisine par voie électronique. Dans certains cas, les EPCI compétents en matière de plan local d’urbanisme ou de RLP, la compétence peut être transférée automatiquement au président de l’intercommunalité.

Pour un réseau national, l’impact est significatif : chaque commune a désormais ses propres pratiques, ses propres délais, son propre référent, sa propre lecture des textes. Un dossier qui passait autrefois par une préfecture centralisée doit maintenant s’adapter à chaque mairie. C’est d’ailleurs la principale raison qui pousse nos clients réseau à confier ces démarches à notre pôle ADV : il n’est plus tenable, à l’échelle de 50 ou 100 points de vente, de traiter chaque déclaration en interne.

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Extinction nocturne 1h-6h : une obligation nationale

Le décret n° 2022-1294 du 5 octobre 2022 impose l’extinction de toutes les publicités lumineuses entre 1 heure et 6 heures du matin, sur l’ensemble du territoire. Trois exceptions seulement : les dispositifs installés sur l’emprise des aéroports, ceux implantés sur les marchés d’intérêt national, et ceux supportés par le mobilier urbain affecté aux services de transport durant les heures de fonctionnement.

Les communes et EPCI peuvent adopter des règles plus strictes via leur RLP (plage horaire élargie, extinction totale sur certaines zones). Depuis le décret n° 2023-1021 du 3 novembre 2023, les infractions sont forfaitisées : la sanction prend la forme d’un avis de contravention immédiat, sans procès.

Si vous exploitez des enseignes lumineuses, des caissons rétroéclairés ou des écrans LED BachUp Digital, la programmation de l’extinction doit être intégrée dès la mise en service.

Surface maximale 10,50 m² depuis octobre 2023

Le décret n° 2023-1007 du 30 octobre 2023 a réduit la surface unitaire maximale des publicités et enseignes murales, scellées au sol ou installées directement sur le sol : elle passe de 12 m² à 10,50 m². Un délai de mise en conformité de 4 ans est prévu pour les dispositifs installés avant le 31 octobre 2023, soit une échéance au 31 octobre 2027.

Passée cette date, un dispositif hors format devient irrégulier et vous expose à une amende forfaitaire. Si votre parc comprend des dispositifs de 12 m² installés avant fin 2023, il est temps de programmer leur remplacement.

Comment déclarer, étape par étape ?

La déclaration TPE annuelle doit être déposée par l’exploitant avant le 1er mars de chaque année. Elle recense la totalité des dispositifs soumis à la taxe, avec leurs surfaces respectives. En parallèle, chaque nouveau dispositif nécessite une déclaration préalable en mairie avant installation (ou une demande d’autorisation dans les secteurs protégés).

Le circuit type :

  1. Recensement du parc actuel de vos points de vente (photos, GPS, dimensions, type).
  2. Croisement avec les règles locales (RLP, ABF, ZPPAUP, sites patrimoniaux remarquables).
  3. Rédaction et dépôt en mairie de chaque dossier (formulaire Cerfa, plan de situation, photomontage, notice).
  4. Suivi de l’instruction (délai type : 1 à 2 mois, plus si ABF).
  5. Déclaration TPE annuelle centralisée avant le 1er mars.
  6. Paiement selon l’échéancier communal (souvent annuel, parfois mensualisé).

Pour aller plus loin, consultez notre guide dédié : Déclaration préalable enseigne : la démarche complète en mairie.

Combien coûte la TPE pour un réseau de 50 points de vente ?

Impossible de donner un chiffre unique — tout dépend des communes concernées, de la surface cumulée, du mix entre dispositifs fixes et numériques. Voici toutefois quelques repères. La Banque des Territoires rapporte que 21 % des communes qui perçoivent la TPE encaissent moins de 1 000 euros par an sur l’ensemble de leur territoire, quand 25 % encaissent plus de 500 000 euros. Onze communes ont dépassé le million d’euros en 2022.

Pour un réseau de 50 franchises réparties sur des communes moyennes, avec une enseigne de façade et une pré-enseigne par site, l’ordre de grandeur se situe entre 3 000 et 15 000 euros de TPE annuelle cumulée. Ajoutez à cela le coût des déclarations préalables initiales (une seule fois par dispositif) et l’accompagnement administratif si vous ne le faites pas en interne.

Nous fournissons systématiquement une estimation dans notre devis initial, commune par commune.

Ce que nous prenons en charge

Notre pôle ADV vous conseil et vous accompagne sur chaque dossier, sur chaque commune, sur chaque point de vente :

  • L’audit du parc existant
  • L’étude des règles locales (RLP + ABF)
  • La rédaction des déclarations préalables auprès de chaque mairie
  • La déclaration TPE annuelle
  • La veille sur les évolutions réglementaires et alertes de mise en conformité

L’accompagnement est intégré à nos formules et calculé au forfait ou au dossier selon le volume. Il est systématiquement inférieur au risque cumulé d’amendes, de chantiers bloqués et de non-conformités.

C’est particulièrement pertinent pour les franchises et réseaux d’enseignes qui déploient sur plusieurs dizaines de communes.

Foire aux questions

La TLPE existe-t-elle toujours ?

Oui, mais sous son nouveau nom TPE (Taxe sur la Publicité Extérieure) depuis le 1er janvier 2024. Les dispositions fiscales sont désormais aux articles L. 454-39 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (CIBS).

À qui déposer sa déclaration préalable depuis 2024 ?

Au maire de la commune où le dispositif sera installé, et non plus au préfet. Un guichet unique en mairie existe pour cela, avec saisine électronique possible.

Mon enseigne de 12 m² installée en 2020 est-elle interdite ?

Non, pas immédiatement. Le décret du 30 octobre 2023 fixe la nouvelle surface maximale à 10,50 m² mais accorde 4 ans de mise en conformité pour les dispositifs antérieurs — soit jusqu’au 31 octobre 2027.

Combien de temps pour obtenir une autorisation d’enseigne ?

Le délai standard varie selon la commune, généralement entre 1 et 2 mois pour une déclaration préalable sans complexité. Comptez plus long en secteur sauvegardé ou près d’un monument historique (accord ABF requis).

Que risque-t-on en cas de non-respect ?

Depuis le décret du 3 novembre 2023, les contraventions sont forfaitisées : sanction pénale prononcée par avis de contravention, sans procès. À cela peut s’ajouter une mise en demeure de mise en conformité assortie d’astreinte.

Prêt à partager vos démarches TPE à un partenaire spécialisé ?
Notre pôle ADV consulte vos dossiers commune par commune, coordonne les déclarations préalables, vous accompagne sur la dépose de vos TPE annuelles et surveille les évolutions réglementaires.

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